06.08.2008

19/06/07 - Rencontre avec Raphaël et Michelange

64b855eb26edbfcd608b441f8d82db11.jpgPas découragées par notre déconvenue de la veille, c'est de nouveau vers les Musées du Vatican que nous nous dirigeons de (presque) bon matin. Après plus d'une heure de queue, non plus derrière des Espagnols à cigares, mais derrière une dame colombienne et ses nièce et neveu, élèves au collège italien de Bogota, nous franchissons les portes des Musées. Une fois ce cap franchi, le passage aux caisses est étonnamment rapide.

4e09f8bca02788e15f1af2368e962b95.jpgAu milieu d'une foule compacte, nous entamons l'un des circuits fléchés (on s'y perd rapidement...). Les collections d'antiquités sont présentées un peu en vrac et manquent d'explications, l'immense salle des cartes (toutes les régions italiennes) est toujours impressionnante,... Le passage devient plus étroit et la foule plus dense au moment d'entrer dans la Chapelle Sixtine. Heureusement, l'essentiel est au plafond et en hauteur sur les murs, au-dessus de la vague compacte de têtes plus ou moins chevelues. On parvient même à s'asseoir sur les bancs situés le long des murs latéraux, l'un puis l'autre, afin de mieux contempler les fresques de Michelange... et les autres - activité plus intéressante que de se croire seule à défier la vigilance des gardiens en prenant des photos floues du Jugement Dernier. Ressorties de la Chapelle Sixtine, nous nous dirigeons vers la cafétéria, où nous nous contentons de panini.
La fin de la visite est consacrée à la Pinacothèque et aux chambres de Raphaël - les stanze di Raffaello, appartements de papes que Raphaël a décoré de superbes fresques, parmi lesquelles L'Ecole d'Athènes. Avant de quitter les musées, nous reprenons une dernière gorgée de Chapelle Sixtine...

170361095.JPGUne fois revenues dans la chaleur extérieure, nous décidons de profiter de la deuxième partie du billet des musées du Capitole avant sa fin de validité - sans craindre l'indigestion de musées. Le métro nous emmène donc à la station Piramide. On se trouve là près de la basilique San Paolo fuori le Mura (Saint Paul hors les Murs), zone choisie à l'époque d'Auguste par un certain Caïus Cestus, prêteur, pour se faire construire une pyramide de marbre destinée à être son mausolée. Ni l'église ni le mausolée ne sont cependant l'objet de notre détour, nous empruntons plutôt la via Ostiense, industrielle et sans charme, jusqu'à la Centrale Montemartini. Cette ancienne centrale électrique sert en effet de cadre à l'exposition de statues antiques des collections du Musée du Capitole. C'est une excellente idée : les installations de la centrale ont été laissées en place (et briquées), ce qui fait ressortir la délicatesse des statues de marbre et des mosaïques. De plus, celles-ci sont présentées de manière aérée, et les visiteurs sont rares. Le contraste est saisissant avec la présentation des collections antiques du Vatican.
Après cette journée artistique, il est bien temps de rentrer...

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08.10.2007

18/06 - La Vérité et St Valentin plutôt que le Vatican

Le lundi est jour de fermeture de nombreux monuments et musées romains, mais pas des Musées du Vatican qui préfèrent respecter comme il se doit le repos dominical. Sans aucune originalité, nous nous levons donc tôt pour nous y rendre en métro.

afdb08d3b85305b2cf1260a257d6d317.jpgLa file d'attente, particulièrement compacte, court déjà le long de plusieurs pans des imposantes murailles du Vatican. Je l'abandonne un moment pour partir à la recherche de piles pour un appareil photo et constate à mon retour que nous avons très peu avancé. Comme nous n'avons pas l'intention de faire quatre ou cinq heures de queue, et comme le soleil ardent et les cigares des Espagnols devant nous ajoutent au désagrément de l'attente, nous décidons de remettre à un autre jour la visite des Musées du Vatican.

33be454fbf26de534dcbb0ed35c0b1d4.jpgLe rythme accélère alors très nettement. La Place Saint Pierre est au bout de la rue (les connaisseurs apprécieront la distance qu'il nous restait à parcourir pour atteindre les portes du musée...), nous y faisons un point et décidons de gagner le quartier du Trastevere via la colline du Janicule.

8bc84dd71a94ec5168dd32ef0363212c.jpgSur la façade d'un ancien hôpital médiéval, on voit encore un huis tournant dans lequel les gens pouvaient abandonner anonymement un bébé. Nous empruntons ensuite les rues pentues de l'agréable colline du Janicule. 9b34e3d094c2ed72ba399eaecd27d741.jpgAu sommet, le piazzale Garibaldi offre un magnifique panorama sur Rome, avec dans notre dos une grande statue du héros national (celle de sa femme se trouve non loin), et les bustes de ses compagnons (ce type de bustes semble avoir été très prisé des décorateurs de parcs italiens, cf l'inégalable buste de G. Palmieri à Lecce).
En redescendant, nous n'apercevons que de l'extérieur le Tempietto de Bramante (à côté de l'église San Pietro in Montorio et de l'institut espagnol), inaccessible le lundi. Nous passons également devant l'Acqua Paola, fontaine voyageuse malgré ses dimensions gigantesques.

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Il est temps de déjeuner lorsque nous arrivons dans le Trastevere, et nous optons, une fois n'est pas coutume, pour la petite terrasse d'une pizzeria qui nous sert de bonnes pizzas à pâte fine, alors qu'un petit marché voisin fournit des figues pour le dessert. Cette énergie nouvelle nous permet de gagner la place Santa Maria in Trastevere, où nous renonçons à forcer l'entrée de la congrégation de Sant'Egidio pour entrer plutôt dans l'église. Première église consacrée à la Vierge au IIIème siècle (enfin, c'était le cas du lointain prédécesseur du bâtiment actuel...), elle est décorée de belles mosaïques médiévales.
Nous avons moins de chance avec nos tentatives suivantes : San Francesco a Ripa et Santa Cecilia ne rouvriront leurs portes qu'après 16h, et nous renonçons à attendre sous le soleil qui assomme tout le quartier. Tant pis pour la Bienheureuse Ludovica Albertoni du Bernin et le tombeau de la patronne des musiciens, qui aurait peut-être pu nous insuffler un don...

Quittant le Trastevere, nous traversons le Tibre au niveau de l'Isola Tiburtina, presque entièrement occupée par le couvent des Fatebenefratelli.
5020cf8248419f47c01eddd7390dca1e.jpgDe retour sur l'autre rive du Tibre, nous reprenons nos visites... Dans l'église San Nicola in Carcere, un guide nous fait pénétrer dans la crypte et visiter les restes des fondations de trois temples républicains, réutilisées pour la construction de l'église. La zone est riche en sites antiques : nous voyons le théâtre de Marcellus, le petit temple circulaire de la Fortune Virile (relativement bien conservé car transformé en église),...
L'église Santa Maria in Cosmedin, abritant les reliques de Saint Valentin, attire les foules, non pour le saint lui-même, mais pour la célèbre bb2bdab63cfb53ee3961d79b76f9f9ba.jpgBocca della Verità (par chance, nos mains ressortent intactes de la gueule du monstre, en théorie le Dieu Océan...). L'église elle-même, de rite grec, présente un intérieur inhabituel rappelant les églises orthodoxes, et le crâne de Saint Valentin se révèle bien peu romantique...

Le bus qui nous rapproche de la "maison" emprunte la prestigieuse et ondoyante Via Veneto, et nous descendons en haut de celle-ci, à l'entrée du parc Borghèse, que nous traversons par l'allée des magnolias (malgré une floraison finissante, l'odeur nous frappe avant le nom). Après une pause au belvédère qui domine la Place du Peuple et son obélisque, nous descendons sur la place pour prendre le métro et rentrer.
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19:45 Publié dans Rome | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rome

14.08.2007

Bientôt...

Dès mon retour, fin du voyage à Rome et peut-être le Kirghizstan...